lundi 29 octobre 2007

Cent bon sens !

Grève : Sens 1 Bord de mer fait de sable et de gravier.
Sens 2 Arrêt temporaire et collectif du travail visant à signifier un mécontentement.

Émettre : Sens 1 Diffuser, mettre en circulation.
Sens 2 Formuler, exprimer.
Sens 3 Produire, projeter des ondes, des sons.

Sauver : Sens 1 Mettre quelqu'un ou quelque chose hors de danger.
Sens 2 Donner le salut éternel.

Anticiper : Sens 1 Devancer.
Sens 2 Commencer avant le temps prévu.

Élargir : Sens 1 Rendre plus large.
Sens 2 Donner davantage d'ampleur, développer.

Grêle : Sens 1 Long et menu.
Sens 2 Aigu et faible.
Sens 3 -Chute de grains de glace.

Appliquer : Sens 1 Action d'appliquer une chose sur une autre.
Sens 2 Mise en pratique [Figuré]
Sens 3 Attention soutenue.

Développer : Sens 1 Déployer, étendre.
Sens 2 Faire croître, donner de l'essor, cultiver.
Sens 3 Exposer en détail, avec précision.
Sens 4 Faire apparaître une image d'une pellicule grâce à un traitement chimique.

Servir (verbe intransitif) : Sens 1 Etre utile à quelqu'un ou à quelque chose.
Sens 2 Faire office de, pouvoir être utilisé en tant que.
Sens 3 Etre militaire Ex: Servir sa nation.
Sens 4 Mettre la balle en jeu [Sports].

Dur (adjectif) : Sens 1 Coriace, solide, difficile à entamer.
Sens 2 Intransigeant, strict, sans indulgence.
Sens 3 Difficile, pénible, rude.

Ordre : Sens 1 Agencement, disposition d'éléments les uns par rapport aux autres.
Sens 2 Action, fait de ranger, qualité d'une personne qui possède une bonne organisation.
Sens 3 Association professionnelle, communauté religieuse.
Sens 4 Stabilité sociale.

Panne : Sens 1 Arrêt accidentel du fonctionnement d'une machine.
Sens 2 Graisse du cochon.

Bureau : Sens 1 Table de travail, sur laquelle on écrit, munie parfois de tiroirs.
Sens 2 Pièce dans laquelle est cette table.
Sens 3 Lieu de travail d'un employé dans l'administration ou dans une entreprise.
Sens 4 Établissement chargé de services administratifs ou commerciaux.

Cocktail : Sens 1 Boisson qui résulte du mélange de divers alcools, jus de fruit ou sirop.
Sens 2 Réception mondaine, souvent autour d'un buffet.
Sens 3 Mélange de plusieurs choses [Figuré].

Déshabiller : Sens 1 Oter à quelqu'un ses vêtements.
Sens 2 Enlever des éléments de décoration ou de bouchage de joints.

Encore une fois, les définitions ont été prises sur le site Internet L'internaute.
Pour des exemples, vous pouvez consulter ce site, mais je devrais en mettre sur mon blogue d'ici peu.

Nuance de sens

Complexe : Qui comprend plusieurs éléments ayant de nombreux rapports entre eux.
Difficile à appréhender, à analyser et en saisir le sens.

Compliqué : Difficile à faire, à comprendre.
Dont le comportement manque de simplicité.

Chanteur :
Personne qui chante, en tant que professionnel ou amateur.
Chantre :
Personne qui chante dans les services religieux.

Venimeux : À
venin, en parlant d'un animal.
Vénéneux :
Toxique, en parlant d'une plante.

Amener : Conduire quelqu'un vers un endroit ou vers une personne.
Emmener : Mener avec soi du lieu où l'on est vers un autre lieu.

Infantile : Relatif à la première enfance.
Qui a trait aux enfants en bas âge.
Puéril : Qui ne convient qu'à un enfant, qui manque de sérieux, de maturité.
Enfantin.

Adresse :
Habileté dans les mouvements, les gestes.
Finesse d'esprit, capacité à obtenir des résultats.

Dextérité :
Adresse, doigté, habileté. Habileté dans l'exécution de quelque chose.

Physique :
Relatif à la nature, au monde matériel.
Relatif au corps humain.

Physiologique :
Relatif à la physiologie. Qui se rapport à la science des fonctions organiques des êtres vivants.

Problème :
Question à résoudre de façon scientifique
Situation complexe, ennui. Difficulté à résoudre pour obtenir un résultat.

Problématique :
Ensemble des questions posées par un sujet précis.

Distinguer :
Percevoir, discerner, différencier,
Discerner :
Identifier, reconnaître par la vue. Faire la distinction entre plusieurs choses par l'esprit, se rendre compte de. Distinguer quelque chose précisément.

Les défintions proviennent du site Internet L'internaute ou du Multidictionnaire de Marie-Éva de Villers.


MMMMM.... de la tourtière !!!

Ingrédients
10 tasses de pommes de terre en cubes
1 1/2 lbs (500 g) de boeuf maigre coupés en dés
1 1/2 lbs (500 g) de porc maigre ou mi-maigre coupés en dés
1 1/2 lbs (500 g) de veau coupés en dés
2 oignons, hachés
1 boîte de conserve (284 ml) de consommé de boeuf
Sel et poivre (au goût)
1 recette de pâte à tarte

Étapes
Faire mariner la viande avec les patates, l'oignon, le consommé, le sel et le poivre, dans un plat durant toute une nuit.
Déposer le mélange dans un gros plat recouvert de pâte.
Remplir d'eau à égalité des patates et recouvrir d'une abaisse de pâte.
Cuire au four sans couvrir à 400°F (200°C) pendant 1 heure.
Baisser ensuite le feu à 250°F (120°C) et poursuivre la cuisson de 5 à 6 heures.

Sur le plan lexical, les sèmes se rapportant à la tourtière sont : pâte (par opposition à pâté chinois) et dés (la viande est coupée en dés et non hachée et les patates aussi).
Parfois, on trouve de la viande de gibier à l'intérieur de la tourtière donc ''gibier'' serait aussi un sème distinctif.

DÉFINITION : n.f. Méga pâté salé du Saguenay-Lac-St-Jean fait d’un mélange de plusieurs viandes mélangées et coupées en dés avec des patates coupées en petits cubes.



mercredi 3 octobre 2007

Compte rendu

Compte rendu : « Les néologismes : une réalité difficile à cerner. »

PRUVOST, Jean et SABLAYROLLES, Jean-François, chapitre II : Une réalité difficile à cerner, Les néologismes, Que sais-je?, 2003, p.32-42

Jean Pruvost est Professeur à l’Université de Cergy-Pontoise où il y enseigne la linguistique, la lexicographie et la lexicologie. Il gère un laboratoire dédié aux dictionnaires ainsi qu’à leur histoire. Jean-François Sablayrolles est agrégé de grammaire et linguiste.

Le deuxième chapitre du livre Les néologismes intitulé « Une réalité difficile à cerner » démontre la difficulté à identifier un néologisme. Cette difficulté à cerner le néologisme vient du fait que celui-ci se « fond » au décor. Il n’est pas évident de délimiter sa réelle entité, lexicale ou syntaxique. Selon les linguistes, il faut faire la distinction entre néologisme (nouveau mot) et polysémie (un mot a plusieurs sens).

Les auteurs mentionnent qu’au XIXe siècle, la grammaire historique dominait. La grammaire historique reconnaît à la langue non seulement une nature, mais aussi une histoire. La langue était alors considérée comme une alliance distincte d’un lexique (collection de mots) et d’une syntaxe (règles régissant l’agencement des mots). Un des néologismes le plus difficile à cerner est le groupe de mots lexicalisés comme par exemple : au niveau du vécu, quelque part. Ces expressions sont-elles des néologismes sémantiques (de sens), par exemples, babillard au sens de « tableau d’affichage » et dépanneur au sens de « magasin »); ou seulement des effets de style? Il est important de mentionner que la néologie naît des rapports sémantiques et syntaxiques.

Par la suite, les auteurs opposent deux points de vue. D’abord, celui des distributionnalistes. « Ils sont attentifs aux cooccurrences d’un mot, à la distribution de ses emplois syntaxiques, chaque nouvel usage grammatical distinct est assimilé à une homonymie. » (p.35)
En revanche, la lexicologue Jacqueline Picoche recherche pour chaque mot « le signifié de puissance » s’y rattachant. « C’est-à-dire tout ce qui peut donner lieu à création de nouveau sens […] Le néologisme perd alors de son intensité pour se noyer dans la polysémie. » (p.35)


Les linguistes tiennent aussi compte de l’espérance de vie du néologisme. Dans les années 60, la durée de vie était d’un peu plus de dix ans. Au XXIe siècle, cette durée de vie a diminué à cinq ans. Autre point important, le néologisme est contraint à deux dimensions complémentaires : le temps et l’espace. Deux étapes essentielles pour distinguer la diffusion d’un néologisme, surtout pour les termes spécialisés. « Algicide, par exemple, est attesté dès 1974 sous sa forme adjectivale […] et il s’est rapidement répandu sous sa forme nominale. » (p.38)
Un terme spécialisé désignant une réalité connue par seulement quelques professionnels peut connaître une seconde vie. Pour ce faire, il doit entrer dans l’espace du large public. D’une faible fréquence dont l’usage restreint lui appartient, il sort de sa cachette et fait peau neuve auprès du public. C’est de cette façon qu’il s’installe dans le dictionnaire général et qu’il se fait connaître dans la langue parlée. Bref, l’usage permet à un terme technique ou spécifique de naître.

Contrairement aux néologismes littéraires, que l’ont retrouvent particulièrement dans les ouvrages, mais rarement dans les dictionnaires, les néologismes techniques témoignent du monde en mouvement dans lequel nous vivons. À noter qu’il y existe aussi des néologismes fautifs, s’éloignant de la norme. Par exemple, pain de savon ou savonnette devrait être employé au lieu de barre de savon. Selon les auteurs, les néologismes fautifs doivent être corrigés et ensuite, peuvent être admis dans la langue.

En ce qui concerne la phonétique, «la mauvaise perception de l’unité lexicale peut engendrer un néologisme durable. Par exemple, les enfants qui ne repèrent pas la liaison entre la consonne finale et la voyelle initiale du mot suivant (un noiseau, au névrier) ou qui ne perçoivent pas les unités sonores de la langue (un gros codile), donne naissance à des mots charmants. » (p.39) Au fil des ans, on remarque « l’agglutination de l’article, le lierre devient l’ierre, la luette (l’uette) et un nombril (un ombril) et la déglutination : la griotte (l’agriotte) ma mie (m’amie). Le français populaire n’échappe pas à cette règle. Par exemple, zyeuter (les yeux). » (p.39-40)

En sémantique, l’orientation du registre de langue d’un mot est occasionnellement marquée, ce qui donne parfois une tournure néologisante. Un mot peut se retrouver dans le style soutenu et/ou dans le style populaire. Par exemple, gruger se retrouve à la fois dans un registre soutenu par sa définition («Litt. Voler, tromper quelqu’un», Petit Larousse 2003) et à la fois dans un registre populaire «Pour gruger dans le trom, c’est toute une technique.» (p.40) Gruger est employé comme synonyme du verbe
arnaquer.

En conclusion, mentionnons que les néologismes fusent de toutes part, sans que l’on puisse nécessairement les reconnaître et les définir. Ils apparaissent soudainement et nous donne du fil à retorde par l’addition, la modernisation ou la progression des marques d’usage qui ne sont pas inventoriées dans les dictionnaires.

Cocktails !

1- Cholégin = de cholé : bile (Ouf! Il ne faut pas trop en boire ...)
2- Chromogin = de chromo : couleur (Hummm ... du Gin Bleu, Rouge, Vert)
3- Chlorogin = de chloro : vert (Gin + Ginger Ale)
4- Dynamogin = de dynamo : force (Deux ou trois once au lieu d'un!)
5- Thérapeugin = de thérapeu : qui soigne (Génial! Super! Wow!)
6- Vodkacide = de cide : qui tue (ATTENTION!)